Errance et râteau à Varanasi – mardi 21 février 2012

21 février 2013 § Poster un commentaire

11 a.m.
Breakfast sur la terrasse du Palace on river avec Tiphaine, une amie rencontrée en Australie il y a quelques mois, et qui est en Inde pour le travail, et sa collègue Paula. Elles veulent acheter des écharpes en soie, je les emmène au magasin de l’ami de Vijay.
Après quelques emplettes, elles me quittent pour aller prendre leur avion et je me dirige vers les ghâts pour mon rendez-vous quotidien avec le Gange et avec… tout ça :

DSC08546DSC08539DSC08541

DSC08554_face3DSC08554_face2DSC08397_face1VaranasiThaliVaranasiDSC08396_face0DSC08396_face1VaranasiDSC08541_face0DSC08538_face0Varanasi

J’aime bien écouter ce morceau sur mon Ipod quand je me balade dans les ruelles derrière les ghâts. Je vais le renommer « les rues de Bénarès » :

Varanasi

Je m’assois sur des marches devant le Gange. Je suis au même endroit que la dernière fois, là où tous les jeunes, hippies, routards et curieux se réunissent. C’est à une petite centaine de mètres au sud du Sita Guesthouse et c’est the place to be à Varanasi ! Il y a tout le temps du monde, il se passe toujours quelque chose. Je suis assise au milieu de tout ce monde, je bouquine vaguement ; ça parle toutes les langues ; ça joue de la musique ; j’entends un air irlandais, c’est d’un mélancolique, j’adore la musique traditionnelle irlandaise. Une fillette vient me dessiner un motif sur la main avec de la poudre, puis elle me demande d’acheter la boîte avec toutes les poudres colorées.
Juste devant moi, un jeune américain absolument sublime et très arrogant achète un sachet de nouilles à un gamin. Ici on les mange sèches, comme des chips. Je le dévore des yeux, il s’approche de moi et me tend le sachet en me susurrant : « I know you want some. » Grrr, me dis-je en moi-même. Je me sers avec un grand sourire mais pas de bol, il va s’asseoir à côté d’une jolie asiatique. Il nous fait l’honneur de quelques notes sur sa gratte et de quelques vocalises. Puis il discute un peu avec sa voisine, et ils s’éloignent main dans la main. Et merde, me dis-je en moi-même. Je me replonge dans mon livre, vraiment passionnant.

10 p.m.
Je suis toujours sur les marches, l’après-midi est passé en un éclair. J’ai fait la connaissance de deux français, Mounir et Julien. On va dîner ensemble à la German Bakery, qui est tenue par des Népalais qui font de la cuisine tibétaine. On s’installe dans la salle du haut, recouverte de tapis et de matelas ; on se déchausse et on se pose par terre, à demi allongés, tels des romains dans une orgie. Je commande des momos (raviolis au légumes), et un chai qui n’arrivera jamais.

VaranasiVaranasi

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Qu’est-ce que ceci ?

Vous lisez actuellement Errance et râteau à Varanasi – mardi 21 février 2012 à La Frangine.

Méta

%d blogueurs aiment cette page :