Dernier jour à Rishikesh – samedi 11 février 2012

11 février 2013 § Poster un commentaire

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11 a.m
Café avec Christiane et Philippe, un couple de québécois rencontrés à l’ashram. (C’est à Christiane que je dois les plus belles photos de ce journal de bord.) Philippe a vécu ici il y a dix ans. Il m’explique ce que sont les Sâdhus. C’est une catégorie d’hindouistes qui, après avoir fondé une famille et s’être enrichis matériellement, finissent par tout quitter, femme, enfants, fortune, pour aller vivre en ermites et se consacrer à la moshka, l’arrêt du cycle des réincarnations et la fusion avec la conscience cosmique. Pour les hindouistes, l’attachement aux êtres humains fait partie des choses mauvaises pour l’homme au même titre que l’attachement aux choses matérielles. ça fait partie du samsara, c’est-à-dire des états de l’existence sous l’emprise de la souffrance, de l’attachement et de l’ignorance. En gros, tout ce qui pour nous pauvres mortels est source de bonheur ou de plaisir, est en réalité source de souffrance. Je lis « Siddartha » de Herman Hesse, un roman philosophique qui s’inspire de la vie du Bouddha. Lisez-le si vous vous intéressez au sujet, même dans le cas contraire d’ailleurs, c’est passionnant.
Je rentre à Delhi demain et de là-bas j’organiserai la suite de mon voyage. Je ne sais pas encore où je vais aller, il y a plein d’endroits qui me tentent : Varanasi, Darjeeling, Calcutta, Jaipur, Jodhpur, Ajmer…

Bilan de cette première semaine : je me sens bien ici. Je rencontre des gens qui ont des façons de vivre et de penser différentes, je vis pour rien, j’écris, je rêvasse, je vis au ralenti. Bon, c’est difficile de trouver un endroit à peu près propre et d’avoir en permanence un sentiment de sécurité, car quand on est quelque part on pense à quand on va partir dans quelques jours et on ne sait pas trop comment ça sera à l’arrivée. Ici à Rishikesh, c’est cool, je suis comme dans un cocon ; Delhi, c’est autre chose, c’est chaotique. Le train que je prends demain dure huit heures mais peut avoir plusieurs heures de retard, je peux donc arriver à Delhi en pleine nuit ; et pendant huit heures je n’oserai pas quitter ma place car je ne vais pas laisser mon sac sans surveillance sur une des lignes où l’on dénombre le plus de vols. Voyager seule n’est pas de tout repos. Mais cette sensation de liberté, waouh !

vous prendrez bien une tasse de thé ?

balade sur les hauteurs de Lakshman Jhula

Ganga Hair Dresser, le coiffeur le plus hype de Lakshman Jhula

le pont de Lakshman Jhula

le pont de Lakshman Jhula

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