Manuel d’utilisation du mâle post-moderne.

18 octobre 2010 § 5 Commentaires

roger rabbit

Ou guide de survie à l’usage des chaudasses dans un monde où l’homme devient frigidasse.

La vie devrait être merveilleuse pour celles dont l’activité favorite se situe au-dessous de la ceinture. On dit que les hommes ne pensent qu’au sexe : à la bonne heure ! Y a plus qu’à, comme dirait ma grand-mère. Que nenni ! L’homme d’aujourd’hui n’est plus ce qu’il fût. Le féminisme est passé par là (ça fait pourtant un bail maintenant, ils devraient s’y être faits, mais bon). Les dégâts sont tels que j’en viens presque à regretter le temps où on restait à la maison à repriser leurs chaussettes et à pondre des mômes. Bah oui, mais c’est de leur faute aussi, à force de jouer aux hommes de Cro-Magnon, on a oublié qu’ils étaient sensibles, et blam ! en un rien de temps, on les as castrés. Puisse ce petit guide aider les filles à mieux comprendre le fonctionnement subtil du mâle post-moderne.

Comment reconnaître un homme-gonzesse post-moderne ?

Ce qui n’a pas changé depuis 2 000 ans, c’est que le mâle a besoin de garder le contrôle. Il a besoin de payer l’addition, ça le rassure. Il a besoin de conquérir, ça lui donne de l’assurance. Le mec version 2010 continue à clamer qu’il est un salaud qui ne rappelle pas les filles le lendemain (il a une réputation à tenir), mais encore faudrait-il qu’il les baise. Car l’homme-gonzesse, euh pardon, l’homme post-moderne, ne couche pas le premier soir, et parfois même ni le deuxième. Il complique tout, il se donne mille excuses pour ne pas vous sauter alors qu’il a l’entrejambe tendue comme un string et le boxer sur le point d’éclater. Il ne se donne pas comme ça. Il refuse d’être un homme-objet. Il a besoin d’être séduit, de se sentir désiré. C’est une vraie mijaur…, euh, je voulais dire, il a des valeurs et une morale inflexible.

Comment le choper ?

Comment faisaient les mecs pour mettre les filles dans leur lit au 20ème siècle ? Ils les mettaient en confiance en cachant leurs mauvaises intentions. Prenez-en de la graine. Il vous plaît, vous voulez le chevaucher sauvagement. En bonne fille saine et bien rustique, dans ce genre de situation, votre impulsion première est d’aller le lui dire, tout simplement. Erreur ! Il ne faut surtout pas l’aborder frontalement. La règle d’or, c’est de ne jamais, jamais lui montrer que vous êtes en chasse. Même si votre seul objectif est de vous faire tringler comme une salope (que vous êtes, assumez) (si si, c’est comme ça qu’on appelle les filles comme vous), il est recommandé de baisser les yeux, de rougir, de ne pas connaître le sens du mot « fellation » et de laisser croire que la dernière fessée de votre vie remonte à vos cinq ans. Là, vous êtes sur la bonne voie : il est en confiance, il ne se doute de rien.

Comment lui faire l’amour ?

Tout d’abord, vous devez lui montrer combien vous avez conscience de la chance que vous avez d’avoir un homme comme lui dans votre lit. Admirez ses pectoraux (il s’est donné du mal pour ça), son torse glabre ; attendez-vous à ce qu’il vous demande : « Tu l’aimes mon corps ? » A vous de lui montrer que oui. Mettez-le à l’aise : lumière tamisée, musique douce, glissez délicatement un oreiller sous sa tête. N’en faites pas trop non plus côté tendresse, il doit sentir que c’est lui le mâle. Ne soyez pas trop exigeante le premier soir. D’abord parce qu’il est émotif (un rien peut le faire redescendre), et ensuite parce qu’il y a des pratiques auxquelles il ne se soumettra pas la première nuit (le cunnilingus est un geste d’amour qu’il n’offre pas à la première venue – mais vous ne ratez rien, car faute d’entraînement, il ne sait pas s’y prendre). Si vous voulez l’impressionner un peu, prenez-le en amazone ; puis laissez-le s’exprimer avec un bon vieux missionnaire (attention cependant à ne pas vous endormir). La levrette est à exclure, et je ne parle même pas des autres pratiques que permet cette position.

(Si tout ça vous paraît trop compliqué, sachez qu’il reste encore quelques spécimens de mâles old school.)

Et après ?

Bon. Généralement, l’histoire s’arrête là, au revoir, merci. Mais il arrive parfois que le courant passe : vous devenez son plan cul régulier, vous vous marrez bien, en plus il vous trouve canon, drôle, intéressante, bref kiffante. Stoooop ! Pour qui vous vous prenez ? Gardez bien à l’esprit que vous n’accéderez jamais à la catégorie « petite amie », réservée aux filles vulnérables et bien sous tous rapports, bref, aux personnes qui, comme lui, ont la morale inflexible. C’est l’autre truc qui n’a pas bougé depuis 2 000 ans.

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§ 5 réponses à Manuel d’utilisation du mâle post-moderne.

  • kanysissoko dit :

    Merci pour ce petit guide amusant

  • rémi dit :

    Je ne sais pas trop quoi en penser. Je trouve les femmes de notre génération très très très coincée. Donc j’ai l’impression que ce blog s’apparente plutôt à un roman de science fiction parlant d’un futur idyllique. En tout cas, c’est bonne science fiction, bien écris, et plongeant bien dans l’univers!!!

  • Emilie dit :

    J’ai d’abord cru à un article à la Carrie Bradshaw, mais je crois que c’est Samantha Jones qui s’exprime ici ;-)

  • Alexia dit :

    Des noms ,des noms ! Mais ne pleure pas ,ceux auxquels tu fais allusion au châpitre « Et après »,sont souvent d’assez mauvais coups sur la longueur (sans jeu de mot!)Ils leur faut du renouvellement pour  » maintenir la tension » avec les années et leur(s) femme(s) sont souvent rapidement cocues car le célèbre adage le dit bien: »Petite bite, grosse prétention ».
    NB:je ne détaillerai pas les genre de renouvellement car ça tourne souvent au sordide

  • Marionnette dit :

    hey la frangine ! toujours aussi blasée par ces pauvres choupinous on dirait.
    et oui en fait je dirais que le problème c’est que par esprit de contradiction, les « mâles old school » s’acharnent à s’attaquer aux jeunes filles de bonne éducation et de leur côté les amazones à la libido débridée veulent absolument détourner les mâles post-modernes de la ligne de conduite exemplaire qu’ils se sont fixée.
    en même temps si c’était trop facile ce serait moins jouissif non ?

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